Allez mordre du vent Partez gagner à perdre Et les faux-culs ont de vraies fesses Et je vais me détendre en m'inquiétant. Tous les non-dits qui croupissent Et s'infectent Tout au fond des c½urs des partisans de la bonne vibe, Et les paraître qui s'amplifient Plus les douleurs sont sourdes, Plus on trouve du fond de teint à moitié prix Plus les douleurs sont sourdes, Plus il y aura de points soleil et de promotions voyage Et de petits colonialismes sur fond d'easy listening, De jazz manouche de petits-blancs et de tam-tam ouatés Plus la misère s'installe (plus les enculés se trouveront classieux, snobs et aigris, comme un Gainsbourg qui aurait jamais écrit), Plus les mutants militeront inconsciemment pour l'anesthésie générale, Plus les bons se croiront justes, Plus il y aura de promotions sur les textos SFR et plus il y aura de festivals rock et chansons Où .. ses euros contre des tickets guitare, Et plus les 8-6 seront fortes Pour éliminer les toxicos et affaiblir les banlieusards gênants, Et plus les reebok seront belles et aérodynamiques, Plus les jeunes squatters seront fiers d'être sans argent, Plus dans les shows drôles et humains les Ardirue de la fogiel parleront fort, Plus ce sera la preuve que l'ère nazie se sera en sourdine transformée en bonbon sucré à la sauce gap/marionnaud (la France, 57ème état américain, simple et chaleureux) Et plus les centres-ville européens auront la gueule trouée par des logos subtils. Enfin non j'exagère ... et de toute façon je prends toujours plaisir à aller faire pipi. C'est très agréable, on trouve tout à la Fnac. Non c'est méchant. Je nous souhaite juste de ressentir les joies infinies de la nuit des temps quand on va se soulager le ventre dans un petit coin chantant – plus les bars à caïpirinha, pires que des piranhas, la pire espèce des Blancs , c'est dans les annales, encule à coups de cocktails frappés les minettes à string apprécient de connaître les esclaves de la sécurité prêts à gazer le gros nez, enfant mort-né, poivroxydé que j'ai été ; je passe par là, du sperme encore frais qui avait repeint le pantalon-jogging que je mets pour me branler chez mon papa. J'ai joui dans le cul de ma cervelle, je suis détendu maintenant. A avaler tous mes poisons pourris en dedans, je suis fier d'être frais maintenant. Je peux enfin chercher les mélodies chinoises d'il y a deux mille ans, celles qui me manquent tant. Je n'ai pas trouvé. C 'est bon, je m'endors maintenant. F a n t aZ i o.